Signez cette pétition

remplissez le formulaire

* champs obligatoires

petition

déjà 100 signatures

4900 nécessaires pour atteindre 5000

100 signatures / 5000

JE SIGNE MAINTENANT
sexiste et sexuelle au travail !

Stop à la violence

sexiste et sexuelle au travail !

25% des agressions sexuelles subies par les femmes surviennent sur le lieu de travail. Or il n'existe encore aucune norme internationale pour engager les Etats et les entreprises à lutter contre ce fléau.

Interpellez le gouvernement français pour qu’il soutienne la négociation d’un accord international contre la violence sexiste et sexuelle au travail.

30 à 50%

Selon les pays, c'est la part des femmes qui subissent des avances sexuelles, des contacts physiques non désirés ou d’autres formes de harcèlement sexuel au travail.

Depuis 2014, ActionAid France se bat pour démontrer qu’il ne peut y avoir de travail décent dans un climat de violence. Or si les femmes ne sont pas seules à subir de la violence et du harcèlement au travail, elles en sont plus souvent victimes et peinent davantage à se défendre que les hommes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus d’un tiers des pays dans le monde ne posséde pas de législation contre le harcelement sexuel. Et, la violence basée sur le genre reste l’une des violations les plus tolérées. 35% des femmes – soit à peu près 818 millions d’entre elles - agées de plus de 15 ans ont subi de la violence sexuelle ou physique à leur domicile, dans leur communité ou leur lieu de travail.

Pourtant en 2019, il n’existe toujours pas de norme au niveau international qui définisse des mesures de base pour éliminer la violence et le harcèlement au travail !

La situation est enfin en train de changer. L’Organisation internationale du travail (OIT) s’active à l’élaboration d’une convention accompagnée d’une recommandation, protégeant notamment des violences fondées sur le genre dans le monde du travail. 

Nous avons besoin de vous pour que l’état Français soutienne cette convention. Signez et interpellez Muriel Pénicaud, Ministre du Travail et  Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, et de la Lutte contre les discriminations.


 

LIRE LA LETTRE DE l'APPEL URGENT

Lettre de pétition

Message addressé à :  

Madame Muriel Pénicaud, Ministre du Travail 

Madame Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, et de la Lutte contre les discriminations. 

 

Madame la Ministre, 

Madame la Secrétaire d’Etat, 

Selon les pays, 30 à 50 % des femmes subissent des avances sexuelles, des contacts physiques non désirés ou d’autres formes de harcèlement sexuel au travail. 25% des agressions sexuelles subies par les femmes surviennent sur le lieu de travail. Dans le monde entier, les femmes appellent à la fin des discriminations, des inégalités et de la violence au travail.  

Plus d'un tiers des pays du monde ne dispose pas de lois interdisant le harcèlement sexuel au travail. Et, en 2019, il n’existe toujours pas de norme au niveau international qui définisse des mesures de base pour éliminer la violence et le harcèlement au travail. 

La situation est enfin en train de changer. L’Organisation internationale du travail (OIT) s’active à l’élaboration d’une convention accompagnée d’une recommandation, protégeant notamment des violences fondées sur le genre dans le monde du travail.  

Depuis le début des négociations, la France a apporté son soutien à cette convention ce que nous saluons. Mais elle doit aller plus loin. 

Le futur de cette convention est menacée par les représentant.e.s des employeurs qui refusent toute nouvelle norme contraignante et mènent un lobby contre son adoption. Des Etats conservateurs refusent également de la soutenir au prétexte que le terme “genre” figure dans le texte ainsi qu’une liste détaillée de groupes vulnérables, plus exposés que d’autres aux situations de violences et de harcèlement sur le lieu de travail, notamment les personnes LGBTQI+, dans le projet de recommandation. 

 L’enjeu est de taille, il faut que la France agisse : 

  • En défendant l’adoption d’une convention ambitieuse - accompagnée d’une recommandation- lors des négociations de la conférence de l’OIT qui se tiendra à Genève en juin 2019 ; 
  • En menant un plaidoyer actif auprès de la communauté internationale en faveur de l'adoption de cette convention dans le cadre de la mise en œuvre de la diplomatie féministe française (2/3 des parties prenantes1 à l’OIT doivent signer cette convention en juin pour qu’elle soit adoptée) 
  • En ratifiant rapidement cette nouvelle convention dès son adoption et en associant les syndicats à la réflexion sur sa mise en œuvre et l’adaptation du droit national 
  • En luttant contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail ici et là-bas et faisant progresser l’égalité et les droits des femmes au travail en France et dans le monde. 

Notre pays a l’occasion de réaffirmer son engagement pour le respect des droits humains, en France et dans le monde en luttant contre les violences sexistes et sexuelles. Nous comptons sur vous. 

Dans cette attente, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, Madame la Secrétaire d’Etat, l’expression de toute ma considération. 

1 femme sur 5

C'est le nombre de femmes en France qui déclarent aujourd’hui avoir été victime de harcèlement sexuel au travail.*

La violence et le harcèlement contre les femmes dans le monde du travail sont une forme d’abus de pouvoir. Ils touchent particulièrement les travailleuses occupant les situations de travail les plus vulnérables et dont la jouissance des droits au travail tels que la liberté syndicale, la négociation collective, le travail décent, la non-discrimination et l’accès à la justice, est limitée. Le phénoméne est mondiale et touche de nombreux secteurs.. Plus de 60% des travailleuses de l’habillement au Bangladesh ont été victimes d’intimidation ou menacées de violence au travail. 

les travailleuses domestiques, Les travailleuses du sexe et toutes celles qui travaillent de manière informelle ne sont pas correctement couvertes par le droit du travail et les protections sociales.

Dans les milieux professionnels où les femmes occupent principalement des emplois peu qualifiés et très peu de postes de direction, il y une forte prévalence d’harcèlement sexuel.  

La violence est souvent perpetrée à l’encontre de femmes qui sont rendues vulnérables par leur statut de migrante, leur âge, leur race, leur caste, leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.

Les 55 milions de travailleuses domestiques comme Nacéra qui témoigne dans la vidéo ci dessous sont particulièrement exposées aux violences.