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Le gouvernement Français doit ratifier la Convention 189 de l’OIT pour que soient respectés les droits de tou·te·s les travailleurs·ses domestiques.

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pour les travailleuses domestiques

Des droits

pour les travailleuses domestiques

Ce sont nos femmes de ménage, nos nounous, nos aides à domicile.

Dans le monde, 67 millions de personnes – dont plus de 80% de femmes – vivent des journées harassantes, perçoivent à peine assez pour vivre et restent dans l’ombre… comme si leur travail n’en était pas un !

Pour garantir des conditions de travail décentes dans le secteur, la France doit ratifier le traité international !

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Partout dans le monde, les travailleurs et travailleuses domestiques font face à de multiples injustices: absence de sécurité sociale, de temps de repos et de libertés syndicale et associative, sous-rémunération, temps de travail supplémentaire, isolement forcé, violences psychologiques, physiques et sexuelles, voire traite et esclavage moderne.

La pauvreté, les politiques de libéralisation, le manque de services publics – de garde d’enfants par exemple – et d’accès à l’emploi pour les femmes, ainsi que de la division sexuelle du travail pèsent de manière disproportionnée sur les femmes et les filles et expliquent leur prise en charge du travail domestique.

Celui-ci s’effectue pour le compte de ménages privés et va de la cuisine au nettoyage, en passant par la garde d’enfants et les soins apportés aux membres du foyer. Les travailleurs·ses domestiques ne bénéficient généralement pas de véritable contrat de travail et ainsi ne sont pas protégées par les législations relatives aux droits du travail.

 

Un travail invisible mais risqué

Dans le monde, seul·e·s 10% de ces travailleurs·ses ont accès à une forme de protection sociale. Et la pénibilité de ce travail physique, mais aussi son impact sur la santé, ne sont pratiquement pas reconnus. Outre le risque de troubles musculo-squelettiques (tendinites, sciatiques…), une travailleuse domestique s’expose à de graves maladies car elle manie des produits toxiques : en moyenne, la concentration de produits chimiques dans le sang d’une femme de ménage est supérieure à celle d’un ouvrier ou d’une ouvrière de la chimie.

Le travail domestique est aussi l’une des catégories professionnelles les plus frappées par deux fléaux :

- l’esclavage moderne, avec 20,9 millions de cas recensés dans le monde ;

- le travail des enfants, qui concerne environ 1 travailleur·se sur 6 dans le monde.

Or le travail domestique constitue l’une des rares catégories professionnelles où l’inspection du travail ne peut pas intervenir puisqu’il s’effectue dans la sphère domestique privée.
Les travailleurs·ses domestiques se trouvent donc seul·e·s face à leurs employeurs·ses, isolées et d’autant plus invisibles que leur travail ne se voit que lorsqu’il n’est pas – ou mal – fait !

Lire la lettre de pétition

Lettre de pétition

Message envoyé à :

Monsieur Edouard Philippe, Premier Ministre

Madame Muriel Pénicaud, Ministre du Travail

Je vous écris car je suis très préoccupé·e par les conditions de travail des travailleurs·ses domestiques, en France et dans le monde, qui sont parmi les plus précaires et vulnérables.

Le travail domestique est l’un des plus touchés par l’esclavage moderne, y compris en France. La plupart de ces travailleurs·ses domestiques, issu·e·s en grande partie de l’immigration, ne connaissent pas leurs droits. Isolées, invisibilisées, leurs capacités de se mobiliser et de faire valoir leurs droits sont limitées, ce qui laisse place à toutes formes d’abus et d’exploitation.

La France a souvent été fer de lance sur la ratification des Conventions de l’OIT et je m’en réjouis. Aujourd’hui je demande à votre gouvernement de garantir des conditions de travail dignes aussi aux travailleurs et travailleuses domestiques :

en faisant ratifier la Convention 189 de l'OIT par la France et donc aussi adapter le cadre légal national ;

en encourageant tous les Etats à se doter de ce cadre normatif pour garantir les droits de tou·te·s les travailleurs·ses domestiques et lutter contre les violences à leur encontre ;

en faisant progresser l’égalité au travail et les droits des femmes au travail en France et dans le monde.

En ratifiant la Convention 189 de l’OIT, notre pays a l’occasion de réaffirmer son engagement pour le respect des droits humains, en France et dans le monde.

Dans cette attente, je vous remercie de me tenir informé·e de votre décision à ce sujet, et vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre, l’expression de toute ma considération.

« Toutes les nuits Madame fermait la porte de ma chambre à clé. Il n’y avait même pas d’eau ni de toilettes dans la chambre, donc je devais me retenir. »

Mary

Travailleuse domestique en Jordanie

Un instrument de protection existe

Les femmes, qui constituent la majorité de cette main-d’œuvre et sa part la plus vulnérable, sont longtemps restées invisibles. Mais elles sont de plus en plus nombreuses à réclamer leurs droits et à dénoncer les abus auxquels elles sont confrontées.

Depuis 2011, leurs droits sont protégés par une Convention de l’Organisation internationale du travail (OIT) : la convention n°189. Cet instrument international majeur n’a cependant été ratifié que par 25 États – à peine plus de 10% des États. La France quant à elle, ne l’a toujours pas ratifiée.

Dans le cadre de notre campagne "De l’invisibilité à l’égalité : défendre les droits des femmes au travail", nous appelons la France à ratifier urgemment cette Convention et à s’investir dans la protection des droits des travailleuses aussi bien en France qu’à l’international.

Signez cette pétition et interpellez le Premier Ministre, Edouard Philippe, ainsi que la Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur la nécessaire ratification de la Convention 189 par la France afin de garantir un travail décent aux travailleuses domestiques.

1,7 million

C'est nombre de travailleuses domestiques en France, d’après l’Observatoire FEPEM des emplois de la famille. Le secteur représente 17% de tous les emplois créés chaque année.