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Sans savane, pas de vie

Brésil

Sans savane, pas de vie

Les peuples autochtones et les communautés rurales qui vivent depuis des millénaires dans la savane du Cerrado réclament la protection de leur territoire.

 

Leur survie est menacée par l'expansion illimitée de l'agro-industrie pour la production d'eucalyptus, de soja et de bétail : plus de la moitié de la savane a déjà été dévastée.

 

Soutenons les gardien∙ne∙s de l’eau et de la biodiversité du Cerrado, qui demandent à leurs député∙e∙s d'accorder à leur territoire le statut de patrimoine national.

Merci d'avoir signé !

Merci pour votre soutien aux gardien·ne·s du Cerrado

Comme vous, nous sommes des milliers à penser que "les peuples autochtones ont droit à la préservation et à la protection de leur environnement" selon l'article 29 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée le 13 septembre 2007.

 

Mais les futur·e·s député·e·s brésilien·ne·s sauront-ils résister à la pression des gros exploitants de soja, de bétail et d'eucalyptus ?

Nous avons besoin de vous pour amplifier le mouvement.

 

Avec un don de 5 euros,

vous pouvez nous aider à faire entendre la voix des habitant·e·s du Cerrado.

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83 peuples autochtones

vivent dans le Cerrado, ainsi que des communautés fondées dès le XVIème siècle par d'ancien·ne·s esclaves (Quilombos) et d’autres communautés traditionnelles vivant de l’agriculture familiale, de la pêche et d’autres activités qui contribuent à entretenir un écosystème unique au monde.

LES DEGATS DE L'AGRO-INDUSTRIE

La savane du Cerrado occupe le quart du territoire brésilien, dans la zone centrale du Brésil, et s'étend sur 11 Etats. Ce « biome » est considéré comme le « berceau de l'eau du continent » car il alimente les plus grands bassins d'eau d'Amérique du Sud.

La principale menace à la survie du Cerrado est l'expansion illimitée de l'agro-industrie pour la production d'eucalyptus, de soja et de bétail. Entre 1988 et 2008, la production de soja dans le Cerrado est ainsi passée de 418 400 à 5,7 millions de tonnes. Elle a dépassé les 10 millions de tonnes en 2015. Et rien n’indique que les autorités brésiliennes ont l’intention de mettre fin à cette folie destructrice.

Ainsi une dépêche AFP du 9 juillet 2018 vantait des « terres disponibles et bon marché » avec « des conditions excellentes pour l'ouverture de champs immenses et l'exploitation agricole mécanisée et irriguée. »

9 500 km²

environ de savane ont été dévastés en 2015, soit une superficie plus grande que la Corse, entraînant la perte de plus de la moitié de la forêt indigène. C'est deux fois plus rapide que la déforestation de la forêt amazonienne.

LA RESISTANCE S'ORGANISE

Les peuples autochtones et les communautés rurales qui vivent dans le Cerrado ont développé une connaissance approfondie de la savane et de ses 12 000 espèces végétales, aux nombreuses vertus médicinales et nutritionnelles.

Leur mode de vie et leurs méthodes de culture, de pêche ou de cueillette contribuent à la préservation d'un écosystème unique au monde.

Aujourd'hui, les habitantes et les habitants de la savane s'unissent pour défendre leur souveraineté alimentaire.

« Nous faisons appel à la solidarité internationale parce que beaucoup d'argent provenant des Etats-Unis, d'Allemagne, de Suède ou des Pays-Bas est investi dans la déforestation du Cerrado et l'expulsion des habitant·e·s. »

« PAS DE CERRADO, PAS D'EAU, PAS DE VIE »

C’est le slogan que plus de 50 organisations brésiliennes ont choisi pour défendre le Cerrado contre la déforestation, la pollution et l'assèchement qu'entraîne l'expansion de l'agro-industrie.

Elles veulent pousser le parlement brésilien à conférer au Cerrado le statut de patrimoine national, qui protège déjà l'Amazonie, le Pantanal et la forêt atlantique depuis 1989.

20%

des réserves en eau de la planète se trouvent au Brésil. Pourtant les pénuries se sont multipliées ces dernières années dans le pays, où l’irrigation représente désormais 72 % de la consommation d’eau...

UNE ETAPE DECISIVE A FRANCHIR

Un projet de loi visant à conférer au Cerrado le statut de patrimoine national a été présenté au Congrès brésilien en 2010 et approuvé par le Sénat en 2013. Depuis lors, la Chambre des député∙e∙s n’a pas examiné ni adopté ce projet de loi. Or la Chambre des député∙e∙s va être renouvelée lors des prochaines élections d’octobre 2018.

Les gardien∙ne∙s du Cerrado veulent profiter de cette nouvelle donne pour pousser les député∙e∙s brésilien∙ne∙s à faire de la protection du Cerrado une priorité de leur mandat.

Ces communautés ont lancé des appels à la solidarité internationale, et leur pétition a déjà recueilli plus de 250 000 signatures au Brésil et dans les Amériques...

En signant cette pétition, vous demandez à la prochaine Chambre des député∙e∙s brésilienne de conférer au Cerrado le statut de patrimoine national.

Vos signatures lui seront remises par les représentant·e·s des communautés du Cerrado.

Lire la lettre de pétition

Lettre de pétition

Message envoyé à :

Madame la Présidente ou Monsieur le Président de la future Chambre des député∙e∙s brésilienne

La communauté internationale est consciente qu'il y a beaucoup à faire pour protéger les communautés et l’écosystème du Cerrado, victime d’une déforestation massive qui menace l’accès à l’eau de toute la région.

En soutien aux communautés vivant dans la savane du Cerrado, je vous demande :

  • de soutenir le projet de loi PEC 504/2010 visant à conférer au Cerrado le statut de patrimoine national,
  • de faire examiner ce projet de loi en priorité par la Chambre des député∙e∙s dans le cadre de cette nouvelle législation.

Dans cette attente, je vous remercie de me tenir informé·e de votre décision à ce sujet, et vous prie de bien vouloir agréer l’expression de toute ma considération.

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