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la France doit régler sa dette climatique

Urgence au Népal

la France doit régler sa dette climatique

Le Népal, qui est l’un des pays émettant le moins de gaz à effet de serre, devra-t-il sacrifier ses écoles et ses hôpitaux pour réparer les conséquences d’une crue et de coulées de boue soudaines, causées par le dérèglement climatique ? Nous demandons à la France de respecter ses engagements internationaux en finançant le "Fonds pour les pertes et dommages" prévu par la COP 28.
 

26 août 2026 : une catastrophe majeure

Le Népal émet à peine 0,1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ! C’est pourtant l’un des pays les plus durement frappés par le réchauffement du climat... 

Ainsi, le 26 août 2026, l’effondrement d’un glacier a entraîné une série de crues soudaines et de coulées de boue dans les vallées de la rivière Trishuli et de ses affluents. Cette catastrophe climatique a coûté la vie à près de 1500 personnes. 

Un mois plus tard, plus de 6150 personnes restaient introuvables. Or, pour réparer des centaines de logements, d’écoles, de routes et d’autres infrastructures balayées par la crue, le gouvernement népalais estime qu’il lui faudra 4,7 milliards de dollars. Cette somme énorme représente 10% du PIB du pays. 
 

Impossible pour le Népal d’engager la reconstruction sans s’endetter et réduire ses autres dépenses... à moins que les pays ayant le plus contribué à la crise tiennent leurs promesses !

Le Népal sollicite le "Fonds pour les pertes et dommages"

Cet événement est un test pour le Fonds pour les pertes et dommages lancé par l’ONU en 2023, à l’occasion de la Conférence mondiale pour le climat (COP 28).

Jusqu’à présent, 176 demandes ont été soumises à ce fonds pour réagir à des inondations, des sécheresses et d’autres catastrophes causées par le réchauffement, pour un montant total de 2,8 milliards de dollars...mais aucun versement n’a encore été accordé. 

Ce fonds devrait être alimenté par les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre, qui sont aussi les plus riches, mais seuls quelques pays ont promis à peine 820 millions de dollars, dont seulement 300 millions ont été effectivement versés.
 

"L’endroit que j’ai toujours connu, qui ressemble presque à un paradis, peut finir par se transformer en désert à cause du réchauffement climatique. Cela me fait du mal d’y penser... J’avais entendu dire et lu qu’il y avait beaucoup d’industries dans d’autres pays… Mais je n’aurais jamais pensé que notre propre pays serait aussi gravement touché." 

Pallavi, 17 ans, dont le lycée a été détruit par la crue du 26 août

Non seulement la France peut agir, mais elle doit le faire

Alors que le réchauffement climatique accélère, le bon fonctionnement du Fonds pour les pertes et dommages est une nécessité absolue. La France doit verser les sommes promises à ce fonds, et  peser dans les négociations pour une réponse plus rapide aux besoins des populations.

Nous demandons à la France de :

> payer sans attendre les 50 millions d’euros qu’elle doit encore au Fonds pour les pertes et dommages ;
> faire en sorte que le Fonds accorde et verse rapidement les 20 millions d’euros réservés le 22 octobre pour le Népal, et plaider pour une augmentation de ce montant maximum accordé en cas de catastrophe climatique ;
> demander la création d’un dispositif permanent d’intervention d’urgence, mobilisable en quelques jours (et non au bout de plusieurs mois), et un fonctionnement plus transparent du fonds, avec la participation d’ONG comme observatrices des débats ;
> veiller à ce que le Fonds accorde son soutien sous forme de dons non remboursables, et non de prêts contribuant à endetter les pays sinistrés ;
> plaider pour la création d’un guichet dédié au soutien direct de la population, pour des projets présentés par des collectifs et associations locales, co-construits avec les personnes les plus vulnérables et les moins écoutées (en raison de leur genre, de leur âge, etc.).

LIRE LA LETTRE DE l'APPEL URGENT

Lettre de pétition

A l'attention de M. Antoine bergerot,
Représentant la France au conseil d'administration du Fonds pour les pertes et dommages

Monsieur,

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la crue dévastatrice qui a tué près de 1500 personnes au Népal, le 26 août dernier, suite à l’effondrement d’un glacier. Cette catastrophe résulte du dérèglement climatique, dont le Népal n’est pas responsable : ses émissions de gaz à effet de serre représentent à peine 0,1% des émissions mondiales !

Pour se reconstruire, le Népal a fait appel au Fonds pour les pertes et dommages dont la France a soutenu la création en 2023. J’espère de tout cœur que notre pays honorera ses promesses en versant très vite les 50 millions d’euros qu’il doit encore à ce Fonds.

Et je vous prie instamment de plaider pour un versement rapide de la somme demandée par le Népal, sous forme de don et non de prêt, pour des actions impliquant la population dès leur conception. 

Dans l’attente de connaître les mesures que prendra la France pour respecter sa dette climatique vis-à-vis du Népal, je vous prie de croire en l’assurance de ma haute considération.