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Le gouvernement du Guatemala doit ratifier la Convention 189 de l’OIT pour que soient respectés les droits de tou·te·s les travailleurs·ses domestiques du pays.

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Prendre soin des autres c'est n'avoir aucun droit

GUATEMALA

Prendre soin des autres c'est n'avoir aucun droit

Prendre soin des autres et pallier le manque de services publics, c’est ce que font plus de 67 millions de travailleurs·ses domestiques, dont 80% sont des femmes. 

Aujourd'hui, au Guatemala, elles s'organisent pour défendre leurs droits dans l’un des pays d’Amérique Latine où leurs conditions de travail sont les plus déplorables.

Avec elles, exigez la garantie d'un emploi décent et d’une protection contre toute forme d’exploitation.

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Ensemble nous avons fait le choix de mieux faire connaitre les discriminations multiples subies par les femmes dans le cadre de leur travail rémunéré ou non. 

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242 000 travailleuses domestiques au Guatemala

Ranger, cuisiner, nettoyer, repasser, garder les enfants, prendre soin de personnes âgées ou malades… La liste est longue. Les travailleuses domestiques effectuent un travail souvent pénible et sous-rémunéré.  Elles se trouvent en marge de la législation car elles interviennent dans la sphère privée, ce qui laisse libre cours à toute forme d’abus et de violences physiques, verbales, économiques.

UN TRAVAIL INVISIBLE 

Ce travail, largement dévalorisé est pourtant indispensable à l’économie du pays et au bon fonctionnement de la société. Il existe 242 000 travailleurs·ses domestiques au Guatémala. Ce chiffre reste sous-évalué car la plupart d'entre elles n'ont pas de contrat de travail. Cachées par l'économie informelle elles le sont d'autant plus qu'elles sont souvent logées directement dans la maison de leur employeur. 

Elles n’ont pas de salaire minimum et ne bénéficient que très rarement d’une protection sociale, car peu de familles acceptent de les y affilier. Elles sont donc obligées de travailler lorsqu’elles sont malades et risquent de perdre leurs revenus et leur emploi si elles tombent enceintes. Par conséquent un grand nombre d’entre elles décident de ne jamais se marier ni d’avoir d’enfants. Leurs conditions de travail s’apparentent souvent à de l'esclavage.

Lire la lettre de pétition

Lettre de pétition

 

Message envoyé à : 

Monsieur Jimmy Morales, Président de la République du Guatémala,

Monsieur Álvaro Arzú Escobar, Président du Congrès,

Madame Aura Leticia Teleguario Sincal, Ministre du Travail,

Monsieur Jordán Rodas Andrade, Défenseur des droits 

Alerté.e par le syndicat SITRADOMSA,  je vous écris pour vous faire part de ma préoccupation concernant les conditions de travail extrêmement précaires des travailleuses domestiques du Guatémala Elles peuvent travailler jusqu’à 16 heures par jour pour toucher un salaire parmi les plus bas du pays. Cette profession est réputée comme l’une des plus à risque de tomber dans des situations d’esclavage moderne. Elle doit donc impérativement être protégée par une législation nationale et des normes internationales pour permettre qu’un changement s’opère.

Il est urgent que le gouvernement du Guatémala débloque l’initiative 4981, restée en deuxième lecture au Congrès depuis 2015, un préalable indispensable pour que puisse être ratifiée la Convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Ces législations sont cruciales pour garantir aux travailleuses domestiques un emploi décent et une protection face à toute forme d’exploitation qu’elles subissent actuellement.

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Señor Jimmy Morales, Presidente de la República de Guatemala,

Señor Álvaro Arzú Escobar, Presidente del Congreso,

Señora Aura Leticia Teleguario Sincal, Ministra del Trabajo,

Señor Jordán Rodas Andrade, Procurador de los Derechos Humanos, 

Informado por le sindicato SITRADOMSA, les escribo para expresar mi preocupación al respecto de las condiciones de trabajo extremadamente precarias de las trabajadoras de hogar en Guatemala. Ellas pueden trabajar hasta 16 horas por día, y recibir un salario de los más bajos del país. Esta profesión es conocida por ser una de las más a riesgo de caer en situación de esclavitud moderna. Por lo tanto, debe estar protegida por una legislación nacional y normas internacionales, para que se opere un cambio.

Es urgente que el gobierno de Guatemala desbloquee la iniciativa 4981, que ha quedado en segundo debate al Congreso desde 2015. Esta iniciativa es una condición previa indispensable para que se pueda ratificar el Convenio 189 de la Organización Internacional del Trabajo (OIT). Aquellas legislaciones son cruciales para garantizarles a las trabajadoras domésticas un empleo decente y una protección frente a cualquier forma de explotación que aguantan actualmente.

via la acción urgente iniciada por ActionAid France - Peuples Solidaires 

« Les journées sont interminables : il faut travailler de 5 heures du matin à 11 heures du soir, pour un salaire mensuel qui va de 54 € à la campagne à 207 € en ville »

Fidélia Castellanos

Travailleuse domestique

ISOLÉES ELLES PARVIENNENT POURTANT À S'ORGANISER

Le travail à domicile, 6 à 7 jours sur 7, rend particulièrement difficile toute possibilité de rassemblement en vue d’une action collective pour défendre ses droits. D’où l’importance de syndicats tels que notre partenaire SITRADOMSA, syndicat guatémaltèque des travailleuses domestiques, qui s’est formé il y a 6 ans pour faire évoluer et appliquer les législations nationale et internationale.

"Nous nous battons pour que les travailleuses domestiques puissent avoir des horaires de travail corrects, et un salaire décent. Pour nous ce sont les deux plus gros problèmes. Nous voulons que notre pays ratifie la convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail, pour que notre travail soit vraiment reconnu, avec des règles à respecter de la part des familles qui nous emploient" explique Fidélia Castellianos Travailleuse domestique et Secrétaire générale du SITRADOMSA au Guatémala. 

Les législations sont un premier pas vers le respect des droits humains et la possibilité d’accès à un travail digne.

Légende : Manifestation à l'occasion de la journée internationale des travailleurs·ses - 1er mai 2017 - SITRADOMSA

 

LE GUATEMALA EN QUEUE DE PELOTON 

Adoptée en 2011, la Convention 189 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) offre par sa recommandation 201 une protection spécifique aux travailleurs·ses domestiques permettant de garantir leurs libertés et faire valoir leurs droits partout dans le monde. Elle permet notamment de lutter contre toutes formes de violences, d’abus de droits et de discriminations.

 

A l’échelle de l’Amérique Latine, le Guatémala se situe en queue de peloton. Sur les 25 pays ayant ratifié la Convention 189 de l’OIT, 13 pays sont latino-américains. Le dernier en date étant le Brésil en février 2018, pays où la proportion de travailleuses domestiques est parmi les plus élevées au monde.

La France ne l'a également pas ratifié ! Nous avions déjà lancé une pétition en juillet 2017 pour interpeller le gouvernement français quant à l'urgence pour la France de ratifier cette convention. Nous continuons à nous mobiliser. 

Sans cette convention internationale et en l’absence de législation nationale protectrice, les travailleuses domestiques sont soumises à toutes formes d’abus économiques, physiques et sociaux.

 

 

 

 

 

 

En signant cette pétition vous demandez au gouvernement guatémaltèque de :

- Ratifier la Convention 189 de l’OIT pour faire respecter les droits des travailleurs·ses domestiques au Guatémala

- Soumettre au vote le projet de loi national 4981, qui est resté bloqué en deuxième lecture depuis 2015. Cette loi est un préalable indispensable pour que soit ratifiée la Convention 189 par le pays.

- Plus largement, garantir à l’ensemble des travailleurs·ses domestiques du Guatémala des conditions de travail décentes, et notamment : un salaire et des horaires décents, la prise en compte des heures supplémentaires, l’accès à une protection sociale, la lutte contre les conditions de travail asservissantes.